Pensée du Jour
« La fatalité triomphe dès que l’on croit en elle »
Simone de Beauvoir
En cette période de fin d’année, beaucoup de personnes se sentent monotones, angoissées ou en pleine remise en question. C’est souvent le cas à cette même période, chaque année, car il s’agirait dans un processus souvent inconscient d’avoir à faire le bilan de l’année écoulée, avant même que la nouvelle arrive. Et parfois le constat est insatisfaisant voire amer. Pourtant, si l’on regarde les choses avec le plus de recul et d’objectivité possible, il ne doit pas y avoir que du rose, ni que du noir dans l’ensemble des évènements qui ont jalonné cette année. Mais nous sommes le plus souvent marqués par ce qui est douloureux, difficile et que l’on met plus de temps à digérer. De plus, ce qui est le plus difficile à accepter, ce sont les évènements que l’on a le sentiment d’avoir subis : une rupture, une perte d’emploi, un changement professionnel que l’on n’avait pas envisagé, une dispute avec un proche, des problèmes dans l’entourage ou avec, etc…
Il n’y a pas de remède miracle, mais il y a une solution à tout problème, il est important de se le rappeler plus particulièrement dans ces moments là. D’autant plus quand les informations nous envoient en boucle des mauvaises nouvelles, que le climat ambiant est angoissant, et que notre entourage fait grise mine ! La solution n’est pas de s’immerger dans ce tableau, mais de l’observer et de prendre le temps de relativiser. Les difficultés et les épreuves auxquelles nous sommes confrontés ne sont pas là pour nous accabler – contrairement à ce que l’on peut penser, dans les moments de peur et de doute – mais pour mieux nous faire avancer et nous relier à notre propre conscience, à notre propre plan. Relativiser et prendre du recul est essentiel pour considérer le Monde et notre vie de manière plus globale, et surtout plus constructive. Certains évènements s’imposent à nous, mais ils ne sont pas forcément irréversibles. Certains évènements s’imposent à nous, mais ils ne sont pas forcément négatifs. Certains évènements s’imposent à nous, mais ils ne sont pas forcément dûs à notre propre cheminement de pensée et d’action, et, du coup, nous ne devons pas nous sentir responsables, ni coupables ou visés par la malchance ou la fatalité.
La fatalité n’existe pas. Nous avons toujours le choix de vivre un évènement comme on l’entend : en prenant le côté positif ou le côté négatif qu’il peut renvoyer. Car dans toute situation, comme dans tout Être, il y a toujours un côté pile et un côté face, une part sombre et une part lumineuse. Nous sommes dualité, contradictions et mouvance. La vie est mouvance, humeurs, changements, stabilité, virages, ascensions et chutes, et seul le mental pense pouvoir contrôler les choses pour ne prendre que le meilleur et éviter le pire, selon ce qu’il perçoit comme étant bon et ce qu’il juge comme étant mauvais. Et quand la réalité rattrape la fiction et l’illusion de contrôle, que se passe t-il ? Le mental s’agace, s’impatiente, se révolte et se braque, il en vient même à juger et punir ! Qui ? En premier lieu, Soi. On s’en veut, on se reproche à soi-même l’échec, l’incompétence, l’ignorance, la crédulité et, mieux encore, l’inutilité… Si vous vous reconnaissez en lisant ces lignes, vous devez en rire ou en sourire, et vous faites bien, car vous n’êtes pas seul(e) à vous être flagellé(e), au moins une fois dans votre vie, cela fait partie de notre mécanisme de rejet de la souffrance et du refus d’accepter la fatalité et c’est nécessaire ! Vous accepteriez en souriant de vivre des expériences douloureuses à répétition, il y aurait de quoi s’inquiéter, mais vous savez que vous êtes normal(e) et vous mesurez, dans ces moments là, votre condition humaine, fragile tout autant que forte, mais pas invincible ni éternelle, ce que l’on oublie souvent, c’est notre nature humaine…
Les épreuves nous apprennent de nous et nous permettent de reconsidérer notre vie, son Essence, nos choix, nos non-choix, nos priorités, nos pensées, nos relations, notre métier, notre life-motiv, etc… C’est salutaire et, souvent, cela s’impose à nous plus ou moins naturellement, car nous n’aurions pas le réflexe par nous-même de remettre en question les choses quand le moment le voudrait, pour mieux réajuster notre vie, et continuer d’épanouir et de nous éveiller à nous-même et à la vie. En considérant que ces épreuves nous apportent l’occasion de revenir à notre centre et à certaines priorités, finalement, on se réapproprie les rennes de notre vie, et l’on transforme ce qui aurait pu être une énergie de destruction ou de souffrance en une énergie de vie et de transformation, intérieure et manifeste. Nous avons le choix de faire d’un évènement qu’il nous fasse tomber dans la dépression, par exemple, ou qu’il nous permette de rebondir. Cela semble plus facile à dire qu’à faire, mais c’est une réalité. Nous ne nous sommes pas incarnés pour subir notre vie, mais pour tisser au quotidien la toile d’un canevas, selon nos couleurs, nos émotions, nos aspirations, nos doutes, nos peurs, mais aussi nos rêves et nos valeurs. Cette toile est unique et seul(e) vous décidez de ce qu’elle deviendra de jour en jour. Vous ne ferez pas la météo ni ne pourrez changer la face du monde, si vous le vouliez, pour éviter les catastrophes (même Dieu n’y est pas parvenu !) mais vous pourrez choisir de vous laisser tremper par la pluie ou assoiffer par la canicule, si vous ne prenez pas vos dispositions pour vous adapter aux évènements qui se présentent à vous. Et dans ce sens, votre instinct et votre confiance en votre libre-arbitre sont essentiels pour vous guider et vous apporter le meilleur, face à toute situation qui se présentera à vous. Car il y a toujours une solution à un problème et un sens à chaque expérience. Le hasard n’existe pas, la fatalité non plus : on amène à nous les expériences que l’on appelle, selon notre vibration, notre mode de pensée, notre capacité à circuler librement dans notre champ des possibles ou, à l’inverse, notre refus de nous laisser emporter par le flot mouvant de la vie et des différents choix qui s’offrent à nous, à chaque instant… Être conscient(e) de cela est essentiel pour se donner à vivre notre vie et nos expériences, dans l’ouverture et l’acceptation, afin que notre quotidien et notre parcours soient sources de toujours plus d’harmonie et d’épanouissement.
En espérant que cette pensée vous sera utile dans les moments de doute, pour ne plus remettre en question votre pouvoir d’agir sur vos émotions, vos peurs et sur les évènements : vous êtes Ici et Maintenant un acteur dans le scénario de cette vie. Et vous pouvez tout autant jouer un film d’aventure, un scénario à l’eau de rose, un mélodrame, un film de cape et d’épée, une comédie ou un reportage sur la découverte du Monde, aux milles paysages, colorés, changeants et initiatiques, comme l’impermanence de notre nature humaine et de la vie. Vous êtes l’acteur du film que vous choisissez de réaliser, à chaque instant, selon vos choix et vos non-choix, rappelez-vous de cela chaque matin avant de commencer le tournage !
Belle journée et beau film…
Ambre
Merci ...Comme vous le savez ,je suis bien placé pour comprendre et appliquer !!! Oui ,ce texte est bien sûr totalement la vérité et j'en suis donc témoin et aussi grâce à...vous .Que votre sagesse continue de faire des émules ...Ah! si les gens comprenaient ...
Charly ...